Le Banc de l'amitié

Cette idée nous a été proposée par un enfant, à présent au collège, qui avait visionné un reportage sur cette initiative d’un élève de collège américain. L’idée a été reprise un peu partout dans le monde. Touché par cette histoire, notre prairien l’a proposée aux directions de la Prairie. L’idée acceptée par les enseignants du primaire a donc été soumise à l’avis des classes par le biais du conseil des délégués (nous trouvions important que ce projet reste un projet d’enfants et voulions donc nous assurer qu’il leur parlerait, correspondrait à une de leur préoccupation et pourrait être saisi par eux). Après vote dans les classes, elle a été validée en fin d’année scolaire précédente.


L’idée est de matérialiser un des bancs de la cour de façon à ce qu’un enfant qui se sent seul puisse s’asseoir dessus et accepte par ce fait de « déclarer » sa solitude aux autres qui se doivent de le prendre en charge et de l’inclure à leurs jeux.
En ce mardi après-midi ensoleillé, nous avons donc, en présence de tous les enfants et des enseignants, inauguré ce joli banc coloré, placé au bas de la butte au toboggan.

Le projet Langues

Apprendre une langue étrangère à La Prairie, c’est avant tout ouvrir son esprit à d’autres langues.

En anglais, nous travaillons surtout à entrainer l’oreille à pouvoir entendre autre chose que les sons français, et la bouche à pouvoir former des sons étrangers.

Cet apprentissage commence très tôt. Dès la GS, nous chantons et faisons des comptines en anglais, accompagnées de petites histoires ou de jeux.

Les séances en demi-groupe commencent avec des rituels, des salutations, des chansons, la date, le ‘mot du jour’. Plus tard, les enfants remplacent l’enseignant pour guider ces rituels.

La langue est transmise de façon ludique : par exemple, dès les chiffres et les couleurs connus, on commence à jouer au UNO en anglais.

Nous utilisons aussi la méthode « Muzzy in Gondoland ». Cette bande dessinée permet aux enfants de découvrir les bases de la langue tout en suivant les aventure d’un extra terrestre. Parfois, les scènes sont reprises / refaites en classe, parfois le son est coupé sur la télé et les enfants reprennent les rôles, parfois les scènes les inspirent pour créer leurs propres petits spectacles.

 

Les classes de découverte

Partir en classe de découverte : un projet cogéré qui articule travail individuel, de groupe et de classe pour apprendre en coopérant

L’ organisation de classe

Cette classe découverte s’effectue dans le cadre particulier d’une classe de fin de cycle 3 d’une école nouvelle , c’est à dire dont la pédagogie repose sur les méthodes actives, la pédagogie de projet et institutionnelle. L’opportunité pour chaque élève de partir en classe de découverte chaque année fait partie intégrante du projet de l’école. Ce séjour fait donc partie intégrante de la vie de la classe depuis la rentrée. Il porte les valeurs d’autonomisation et d’apprentissage naturel de l’éducation nouvelle . Il est conçu par le groupe-classe, dans le cadre institutionnel qui régule habituellement la vie de la classe. C’est le conseil qui est le lieu des propositions et des décisions relatives à la classe découverte, qui en mandate les groupes de recherche, qui coordonne les travaux. Les différents animateurs des conseils sont chargés d’assurer la continuité du projet, l’utilisation des ceintures de comportement permet de « missionner » différents élèves sur des postes précis, de constituer équitablement les groupes de travail. Enfin, il s’inscrit pleinement dans le cadre des apprentissages du cycle, tels que définis par les programmes officiels de l’Education Nationale. Dans cette optique, c’est donc le conseil de classe qui régule l’avancée du projet, dont l’organisation repose sur les apports des groupes d’élèves constitués sur des mandats précis du groupe-classe . Un élève est ainsi chargé de réfléchir à des modalités de choix des groupes de cuisine, un goupe doit étudier la faisabilité financière d’une activité « descente de rapides », un autre se renseigner sur toutes les possibilités d’observer les animaux sauvages de la région. La mise en place de ce projet s’effectue dans des allers-retours constants entre les petits groupes et le groupe-classe, les discours individuels et le travail de consolidation du groupe, les validations et questions de chacun-e et du groupe-classe .

Le conseil décide des choix à faire.
La part de l’adulte est essentielle

L’adulte occupe une place importante d’accompagnement et d’éducation à l’autonomie : Il est responsable du respect des règles de sécurité en tous domaines, il porte le cadre règlementaire de la classe de découverte et en rappelle les objectifs pédagogiques. A ce titre, il n’interdit ni ne refuse les propositions, mais exige que soit fait au préalable un travail d’argumentation quant à la cohérence des propositions et des impératifs pédagogiques et éducatifs. Ainsi, la proposition de partir en classe de découverte au Japon a-t-elle donné lieu à la présentation d’une étude du budget nécessaire, qui a conclu à l’infaisabilité. Face à la proposition de faire la cuisine soi-même pendant le séjour, j’ai demandé à ce que soit présenté une argumentation qui a servi de base à une discussion animée de conseil, et conduit à l’acceptation de cette proposition par le groupe-classe. Durant les phases préparatoires, il relance et redirige les débats et recherches lorsqu’ils s’égarent. Chacun des adultes intervient en autonomie en fonction de ses compétences particulières dans un domaine spécifique du projet qui reste coordonné par l’enseignante qui en a la responsabilité. Dans cette école , de nombreux adultes interviennent dans la vie scolaire des enfants en dehors de l’enseignant-e : éducatrices, animateurs du CLAE, stagiaires en formation, intervenant-es spécialisé-es, ils sont intégrés à la vie de l’école. Pour ce projet, nous travaillerons donc avec l’éducatrice et l’animateur qui nous accompagneront lors du séjour, mais aussi avec une stagiaire québécoise qui passe trois mois dans la classe dans le cadre de sa formation, et avec le responsable de l’entretien des bâtiments qui viendra nous prêter main-forte pour les questions matérielles.

Un véritable collectif s’installe

L’ensemble des adultes et des élèves constitue le collectif d’organisation de la classe découverte, dont la mise en place se déroule en plusieurs phases :

Phase 1 : septembre à novembre : le choix du projet

Après plusieurs discussions de groupe, conseils, évaluation des envies et comparaisons de tarifs, la classe a choisi de partir en Lozère. Cette destination correspond aux besoins évalués : proximité, environnement naturel propice à l’étude de la faune et la flore et aux activités sportives de pleine nature, sites historiques.

Phase 2 : novembre à février : recherche de renseignements

Par petits groupes, des recherches ont été effectuées sur le pays lozérien, le relief et les données géographiques, les sites historiques et touristiques, la légende de la bête du gévaudan. Ce travail est effectué pendant le temps de B2I, formation assurée par Géraldine, l’animatrice qui nous accompagnera en séjour, mais aussi pendant les temps de recherche documentaire en bibliothèque, et les temps d’enquêtes personnelles. Ce travail a été relayé en classe lors des présentations au grand groupe, qui ont donné lieu à des questions et des propositions que les groupes suivants étaient chargés d’étudier et d’approfondir.

Phase 3 : mars à mai : la répartition des responsabilités et l’organisation matérielle

Les élèves se répartissent en petits groupes de 5. Ces groupes resteront fixes jusqu’à la fin du séjour. Il leur incombe un certain nombre de tâches :

1/ Préparation d’un moment de la classe découverte en collaboration avec un adulte

référent : avec Salim (animateur CLAE) pour ce qui concerne les moments de veillées, avec Géraldine (éducatrice) pour les visites historiques et culturelles, avec Josiane (stagiaire québécoise) pour les activités sportives, avec Patricia (enseignante) pour les randonnées et grands jeux. - soit une visite : après accord du groupe, effectuer les réservations, calculer le montant du budget nécessaire éventuellement, prévoir les modalités de transport jusqu’au lieu si besoin est, établir les horaires et le matériel nécessaire à chacun, réserver éventuellement les places auprès de l’organisateur soit une petite randonnée : lire les cartes et repérer le parcours, les difficultés, ...prévoir le matériel nécessaire , les modalités de transport jusqu’au lieu, établir les horaires et l’éventuelle organisation des groupes. Soit une veillée : préparation de la veillée, réunir le matériel nécessaire, éventuellement demander les autorisations (cas du grand jeu), prévoir les temps de regroupement et de retour au calme.

2/ responsabilité d’un secteur

  • matériel (2 groupes) : dresser la liste du matériel nécessaire à la classe et à chaque individu, vérifier le bon usage et le bon état du matériel collectif lors du séjour,
  • comptabilité : tenue des comptes de la classe découverte en fonction du budget calculé lors des séances préparatoires de mathématiques,
  • reportage : tenir tout le long du camp le carnet de bord de la classe découverte. Responsabilité de l’appareil photo de l’école. Edition du journal spécial classe de découverte. Sans oublier les projets personnels De plus, les élèves auront formé des groupes affinitaires de rendus , ayant chacun un Projet Personnel (P.P.) à effectuer dans le cadre du séjour et à présenter au retour aux parents et membres de l’école. Ces projets se présenteront sous forme d’enquêtes telles que pratiquées habituellement en classe. Le support sera libre : une attention particulière sera portée à la diversité des médiums choisis (papier, audio, photo, dessin, interview, enquête, cueillette,...).

même en classe découverte, on travaille en groupe !!

Au mois d’avril, le projet en phase de finalisation sera présenté aux parents lors d’une soirée animée par les élèves. Une soirée équivalente sera organisée au retour du séjour, afin de présenter les travaux réalisés.