L'épiphanie avec les papis et mamies.

Le jeudi 14 janvier 2016, les élèves de la classe Cp Ecureuil et les papis et mamies (association les petits frères des pauvres) se sont retrouvés salle Henri- Martin pour passer ensemble un bon moment.

Les enfants ont récité des poésies, une mamie a raconté l'histoire de la galette que nous avons partagée...

Eugénie URSCH (parent d'élève et violoncelliste) nous a accompagné en musique.                                          Nous la remercions pour ce bon moment.

Dana a eu la fève et a choisi un papi pour roi.

Dans ce climat de confiance et de bonne humeur, les enfants et leurs aînés prennent du plaisir à être ensemble. Le lien est crée, les expériences sont riches en émotions.

Isabelle.

 

Quoi de neuf?

Garanti par le cadre de la classe et la loi qui y règne, le "quoi de neuf ?" reste le lieu privilégié de la construction de soi. Il permet de prendre soin de soi-même et du groupe tout en pouvant être thérapeutique, pusique c’est le lieu où l’individu prend sa place de sujet.

Le "quoi de neuf ?" a lieu dans le coin regroupement de la classe. Lorsque cela n’est pas possible, le groupe adopte une disposition en cercle qui permet à chacun de se voir. Temps du matin qui a lieu en général après l’accueil, il peut durer de 15 minutes à ¾ d’heure pour les plus grands. S’il ne se fait pas tous les jours, il a lieu en général le lundi, pour débuter la semaine.

Accueil

Ce lieu permet à l’élève de partager sa vie d’enfant et de poser ses valises, si besoin, pour laisser ensuite place aux apprentissages. C’est donc un lieu où l’enfant est considéré comme sujet, et non plus comme élève. Le "quoi de neuf ?" Permet de plus à l’élève arrivant en cours d’année d’être immédiatement accepté en tant que nouveau sujet du groupe. C'est un moment où l’enfant peut s’inscrire dans la classe. Dès l’école maternelle, l’enfant qui vient poser son étiquette à l’endroit prévu manifeste sa présence dans la classe, l’existence de soi-même par le prénom qui nous identifie.

Renforcer la cohésion du groupe

Le groupe classe construit son unité par l’intérêt de l’autre (j’accepte ta parole, je t’écoute et je te réponds) et le partage (les expériences de vie, les peines, les joies). Cette unité est garantie par la loi du secret. Si le équoi de neuf ?" fonctionne, c’est que les rôles de chacun sont clairement définis. Les métiers sont répartis entre les élèves et certains serviront à faire fonctionner ce lieu de parole. Dans toutes nos classes, le/la président-e gère la parole et fait respecter le cadre de l’institution. Lorsque les enfants assument clairement les rôles définis, l’écoute est de meilleure qualité, ils peuvent alors durant ce temps sortir de la relation domination/séduction et du fantasme de toute puissance.
 

Construction de soi

Par le discours, le sujet se construit avec l’altérité. Si tu es accepté, tu peux accepter l’autre. Ainsi, pendant le quoi de neuf ? Chacun existe au travers du regard de l’autre, qu’il demande la parole ou non, puisque l’enfant qui ne s’inscrit pas a tout de même sa place en tant qu’interlocuteur qui respecte le cadre et la loi du secret. Le quoi de neuf ? fonctionne d’autant mieux que d’autres lieux de parole existent dans la classe, l’institution la plus proche étant le texte libre. Comme dans un texte libre, l’enfant utilise le langage pour présenter et se présenter aux autres à partir de son histoire ou bien de son imaginaire. Parce que l’enfant aura pu expérimenter différentes formes de parole et dépasser son appréhension face au groupe, il pourra mieux utiliser chaque lieu de parole et chaque institution. Le groupe, mieux entrainé à la prise de parole et à l’écoute, profitera d’autant plus de chaque moment.

Le langage

Le dispositif crée les apprentissages : c’est une situation réelle de communication qui permet l’apprentissage de l’oral par imitation et réinvestissement de la parole de l’autre. Rien de tout cela n’est possible sans la sécurisation de la loi de la classe. C’est parce que l’interdiction de se moquer est inscrite dans la Loi (c’est à dire l’institution première) que l’enfant inhibé pourra un jour passer le pas de prendre la parole au sein du groupe. La règle du secret permet aussi de prendre la parole plus aisément.

avec l’aimable autorisation du groupe PI de Toulouse

Le travail de groupe

 Le travail de groupe est la méthode autour de laquelle René Cousinet a construit l’école.

« L'enfant apprend à penser, à préciser sa pensée, à l'améliorer par le contact avec ceux de ses camarades et contemporains qui précisément l'aident à penser dans la mesure où le maître les laisse penser, les encouragent à penser. »

Pour lui il faut opérer un retournement indispensable, inverser les termes du rapport pédagogique tels qu'ils étaient établis dans l'école traditionnelle, renverser les rapports que l'élève entretenait avec le maître, avec le savoir, avec les autres et transformer ainsi une « classe fictive » en une classe réelle pendant laquelle on émet des hypothèses, on accumule des observations. L'enfant y utilise des processus cognitifs mais aussi affectif et la relation avec les autres et l'environnement y tient une place de choix.

 C'est pourquoi l'enseignant met en place :

- un environnement riche en objets

- un contexte relationnel favorisant les échanges.

 Le travail en groupe permet de diversifier les approches lors de l'apprentissage des connaissances et des savoir-faire.

Bibliographie :

- Philippe Meirieu, « Itinéraires des pédagogies de groupe, chronique sociale »

- Roger Cousinet, « Une méthode de travail libre par groupe »

- Jean Piaget, « Le travail par équipes à l’école »

Apprentissage de la lecture à la Prairie

Former de vrais lecteurs : « lire c’est comprendre ».

Pour que lire et écrire aient un sens l’activité de lecture et d’écriture doit faire partie d’un ensemble cohérent.

En CP l’apprentissage se fait sans manuel. Partant des informations des enfants, de la vie de la classe, de l’école, l’enfant réalise son propre livre. Les phrases ont une signification proche de l’intérêt des enfants, elles permettent par le jeu alterné de formation et vérification d’hypothèses d’accéder au sens.

Des exercices divers permettent d’aborder la lecture de multiples façons : étude systématique des phonèmes, leurs différentes graphies, repérage du mot, de la lettre. Il faut à la fois entrer dans le code et comprendre le sens du message.

Tous les jours, il y a alternance des activités collectives dans lesquelles le groupe s’enrichit des apports de chacun et d’activités individuelles permettant de respecter le rythme de chaque enfant.

Il faudra ensuite accéder à différentes sortes de lecture (document, poésie etc.). 

On n’a jamais fini d’apprendre à lire !

Les petits livres

Le petit livre est un outil que nous utilisons pour développer l’expression écrite chez les enfants des différents âges. Il leur permet de choisir leur univers, de raconter les histoires auxquelles ils portent un intérêt.

Ce n’est pas un exercice plaqué, c’est la prolongation, à l’écrit, de leur centre d’intérêt. En le retrouvant dans toutes les classes, l’enfant maîtrise peu à peu cette forme d’écrit et l’enrichit tout en grandissant. Ainsi, les dessins qui accompagnent les écrits des plus jeunes sont parfois abandonnés par les plus grands pour aller vers des écrits plus compacts ressemblant plus aux livres qu’ils lisent.

Mais cela n’est pas toujours vrai car le dessin reste un moyen d’expression très investi par les enfants et utiles pour l’enseignant qui peut ainsi vérifier la richesse d’expression par ce biais. Le petit livre est populaire car c’est aussi, au moment de la lecture au groupe, un moment de communication important où on peut partager son récit, livrer une part d’intimité aux autres, se sentir valorisé par l’écoute apporté à sa production.

Le plus souvent, l’enseignant corrige le brouillon des plus jeunes de façon à ne pas mélanger les objectifs : ne pas freiner l’impulsion d’écriture par une correction laborieuse qui demande du temps et peut empêcher l’enfant de continuer à vouloir s’exprimer par l’écrit. Plus tard à partir du CE2, les erreurs sont pointées à l’enfant, en fonction de l’avancée de l’acquisition des règles mais pas corrigées par l’enseignant ( le pluriel, l’accord des verbes, les terminaisons des adverbes....dans l’ordre croissant de difficultés du CE2 au CM2). Il passe alors par une phase d’auto-correction. Le rôle de l’enseignant est de pousser l’enfant à enrichir ses écrits en y ajoutant des détails, des descriptions de personnages, de lieux

 

Les pays en numération au cycle 3

Les pays dans la numération

A leur arrivée en CE2, on peut vérifier que beaucoup d’enfants traduisent le fait d’entendre qu’un nombre est grand en l’écrivant avec beaucoup de 0.
Par exemple, ils écriront 2 546 : 2 000 500 40 6.

A cet âge, la plupart des enfants n'ont pas encore intégré la règle de position qui régit notre numération (si un 2 est placé dans les dizaines, il vaut deux mille mais on n’écrit pas les 0 si on entend autre chose après le mille). Pour les aider à structurer les grands nombres, on les présente dans les pays. Il y a une succession de pays : le pays qui n’a pas de nom, le pays des mille, des millions, des milliards...

Tous ces pays sont régis par les mêmes règles : ils sont séparés en trois régions et ne peuvent donc accueillir que trois chiffres, on les remplit de la droite vers la gauche et on annonce quelque chose quand on quitte un pays . Par exemple, on dit « mille » lorsque on quitte le pays des mille. C’est le passage de la frontière ou la façon de dire au revoir au pays que l’on quitte. C’est aussi pour ça que le premier pays n’a pas de nom : on ne dit rien une fois qu’on le quitte.

Ex : 352 : trois cent cinquante-deux. On ne dit rien après le deux contrairement à si on se trouve dans le pays des mille où l’on dira alors : trois cent cinquante-deux mille.

Finalement, les enfants comprennent que pour savoir lire les grands nombres, il suffit de savoir lire un groupement de trois chiffre et de placer les mots qui traduisent que l’on quitte un pays.

Difficulté supplémentaire pour écrire les nombres.

Les nombres s’écrivent et se lisent de la gauche vers la droite. Par contre les groupements pour former les pays se font de la droite vers la gauche. L’alignement pour les opérations se font également de la droite vers la gauche. C’est un facteur de difficulté pour les enfants ayant des troubles de latéralisation.